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DEFINITIONS
Définition légale :
C est l utilisation de substances ou de procédés
de nature à modifier artificiellement la performance et inscrits
sur une liste déterminée par arrêté au cours
des compétitions et manifestations sportives ou en vue d y
participer.
D un point de vue médicale :
C est le détournement d usage de médicaments
ou d autres substances et de procédés.
D un point de vue éthique :
C est une tricherie.
« Je prône un sport qui n existe
plus
et qui peut-être n a jamais existé »¬
· L Histoire révèle que l homme
a toujours ressenti le besoin d être fort au point de
se mesurer aux animaux. Très tôt, il a donc eu recours, à
l utilisation de substances ayant pour but d accroître
ses performances physiques.
Phrase prononcée par un militant anti-dopage, sportif de haut niveau,
retranscrite à la page 33 de
Dopage et performance sportive de C. LOUVEAU et al ( INSEP 1995).

HISTOIRE
DU DOPAGE
De la Préhistoire à 1968
Préhistoire : Les hommes consomment beaucoup de sang pour augmenter
leur force.
VI av JC : Les athlètes de l antiquité consomment
d énorme quantité de viande dans le même
but :
du porc gras pour les lutteurs
du chèvre pour les sauteurs
du taureau pour les pugilistes et les lanceurs
Un peu plus tard, les Grecs vont s intéresser aux plantes.
utilisation d une décoction à base de prêle
pour lutter contre le point de côté dû, selon eux,
à la dilatation de la rate.
XVII : Godefroy MOEBIUS propose de brûler vif la rate des joueurs.
Les résultats effrayants ont vite dissuadés les intéressés.
D autres vont conseiller des potions comme la jarretière
du diable dans laquelle on trouve de la peau de loup et des cheveux de
pendu.
Selon la mythologie scandinave, les Berserks buvaient une drogue appelée
BUTOTENS qui devait multiplier la puissance par 12 . Mais la réalité
était toute autre puisque qu elle provoquait des troubles
nerveux, des accès de colère, des délires accompagnés
d hallucinations.
En Chine : Le Ginseng et le ma huang faisaient déjà fureur
Période précolombienne : Les amérindiens avaient
eux aussi leurs drogues favorites.
Pérou : la feuille de Coca
Equateur : Le Gentiane (cashpa china rjugo : l herbe qui fait
courir)
Mexique : Des champignons hallucinogènes.
En Afrique : On distingue les feuilles de Khât, la racine diboga.
XIXème siècle : Les breuvages magiques et les potions accélératrices
sont d actualité surtout dans le milieu cycliste où
les épreuves passent à 6 jours.
Les soigneurs se multiplient. Parmi eux Choppy WARBURTON qui mit au point
le « Cuca cup ».
Au XXème siècle : Se sont les topettes (petit bidon en aluminium
contenant un stimulant) qui sont à la mode surtout dans le monde
du cyclisme.
Harry LEEMING se fait alors remarquer avec son « élixir
de vitesse ».
1869 : Avec la création des JO de lère moderne par
le baron Pierre de COUBERTIN, la consommation de substances miracles devient
de plus en plus importante.
"1968-1998 « la guerre de 30 ans »"
Les JO de Grenoble et de Mexico sont les premiers à instituer un
contrôle anti-dopage des athlètes.
1960 Les années Amphétamines.
1965 : Les Européens adoptent leur première loi anti-dopage.
1996 : En France 1/3 des cyclistes sont contrôlés positif.
Ce qui entraîne un élargissement du cadre de lutte. Les coureurs
mécontents décident de faire grève.
1974 : Détection des pipéridines jusque là indécelable.
1977 : Détection des pémolines.
1970 Les années Anabolisants
1973 : Interdiction de ces produits.
1980 Les années Testostérones.
1982 : Interdiction de ces substances.
1990 Les années EPO.

QUELQUES SUBSTANCES
INTERDITES
II
LES MEFAITS DU DOPAGES
STIMULANTS
Troubles
du système cardiovasculaire,
Troubles du système neurologique,
Troubles psychiatriques (agressivité, nervosité), épuisement.

NARCOTIQUES
Risques
de dépression respiratoire,
Accoutumance,
Dépendance,
Diminution de la concentration et de la capacité de coordination.
LA
TESTOSTERONE ET LES STEROÏDES ANABOLISANTS
Stérilité
et virilisation définitive (pour les femmes),
Cancer du foie,
Ruptures tendineuses fréquentes,
Infarctus du myocarde,
Troubles de la libido,
Troubles psychiques : agressivité, accès de colère,
rage incontrôlée.

LES
DIURETIQUES ET LES PRODUITS MASQUANTS
Déshydratation
sévère,
Insuffisance rénale, troubles cardiaques
LES
ANESTHESIQUES LOCAUX
Troubles
de la conscience, nervosité, agitation, tremblements, nausées,
Dépression respiratoire,
Troubles du rythme cardiaque,
Convulsions et défaillance cardiaque.

LES
CORTICOSTEROÏDES
Fragilité
des tendons et des muscles, Diabète,
Troubles cardio-vasculaires, Ulcères,
Troubles du rythme cardiaque, Infections sévères,
Modification du psychisme.
LES BETA-BLOQUANTS
Crises
d asthmes, Insuffisances cardiaques.
Coma hypoglycémique,
LERYTHROPOÏETINE
Accidents
cérébraux, Hypertension artérielle,
Infarctus du myocarde, Cancer de la moelle osseuse
Embolie pulmonaire, Maladies auto-immunes.
Mort
subite,

LHORMONE
DE CROISSANCE
Cancer, Maladie de Creutzfeld-Jacob,
Diabète, Insuffisance cardiaque sévère,
Déformation des os, Troubles thyroïdiens.
CANNABIS
Démotivation
et troubles psychiques,
Infections bronchiques,
Troubles de la fertilité,
Troubles de la coordination.

ALCOOL
Troubles
de le coordination,
Risques d accidents traumatiques,
Coma éthylique,
Troubles psychiatriques,
Dépendance.
LES
ALTERNATIVES
« Le dopage ne change pas un âne en cheval de course »
Il convient de proposer au sportif des alternatives au dopage et non des
substituts et de le convaincre qu il possède les ressources
utiles à sa performance personnelle par un travail éducatif
préalable.

LE SUIVI MEDICALE
· Il est obligatoire depuis le décret 87-473 du 01-07-87
qui impose au sportif de haut niveau de se soumettre à trois examens
médicaux annuels.
Il permet de préserver ou améliorer la santé des
sportifs sachant que la pratique intensive d un sport peut
entraîner des dommages physiques chez le sportif.

UN BON USAGE DE
L ENTRAÎNEMENT
· Les exigences d un entraînement
· Développer des capacités exigées par la
spécialité sportive.
Augmenter progressivement l intensité et la quantité
des charges en fonction du sportif.
Pratiquer des exercices de renforcement musculaire et d étirement.
Alterner des périodes d entraînement et de récupération.
Le plaisir doit rester le maître mot.
· Un bon un entraînement nécessite de :
connaître les qualités requises par la discipline,
avoir une évaluation initiale,
établir un plan d entraînement.

UNE
RECUPERATION CONTROLEE
La récupération fait partie intégrante de l entraînement
car elle est indispensable pour la réalisation d une
performance.
· Elle permet à l organisme d assimiler
les efforts physiques et de pouvoir accepter d autres sollicitations
sans surentraînement en corrigeant les désordres induits
par l effort physique et en évitant d autres
facteurs générateurs de fatigue.
· Correction des perturbations induites par l effort
physique.
· Réhydratation
absorption de glucides
pratique des étirements
hydrothérapie (douche ou bains chauds)

UNE
ALIMENTATION EQUILIBREE
Une combinaison harmonieuse de l alimentation et de l activité
sportive favorise une condition physique optimale et contribue à
améliorer la performance.
· Conseils
· Consommer des aliments de tous les groupes (1er : viandes, poissons
et ufs; 2ème : céréales, pains et féculents;
3ème : lait et dérivés; 4ème : fruits et légumes).
Éviter de sauter un repas et limiter le grignotage.
Prendre un petit déjeuner équilibré.
Équilibrer son alimentation.
Préférer la consommation des laitages frais, volailles,
viandes maigres, poissons, fruits, légumes.
Surveiller votre poids notamment votre masse grasse.
Limiter la fluctuation pondérale.
·
Boire :
· Pendant un effort intense et prolongée ( plus d1h)
: boire de l eau légèrement sucrée.
En dehors de l effort : boire de l eau sous toute
ses formes.
Après l effort : boire abondamment pour compenser vos
pertes hydriques et reconstituer vos réserves en glycogène
( 50g de glucides dans les 2h suivant l arrêt).

UN
EQUILIBRE PSYCHOLOGIQUE
À
capacités comparables, la meilleure performance sera établie
par le sportif qui a le meilleur potentiel psychologique.
Les déterminants psychologiques de la performance :
· La composante personnelle
· Les caractéristiques de la personnalité ( sociabilité,
extraversion,confiance en soi, persévérance)
Le contrôle des émotions
La motivation
· La composante environnementale
Les moyens de préparation mentale
Les techniques
de la psychologie du sport :
· La relaxation
La visualisation (s imaginer dans des situations sportives
et anticiper)
Le contrôle du dialogue interne
La restructuration

LE
« CONTRAT »AVEC LE SPORTIF
Il est
un des piliers du renforcement des facteurs de protection du dopage. Il
consiste non seulement à impliquer le sportif et l entraînement,
mais aussi le reste de son entourage. Il doit préciser quelles
sont les règles fixées non transgressables. Il doit responsabiliser
le sportif comme acteur de sa performance. Au sportif de haut niveau,
il doit proposer une véritable carrière sportive tout en
mettant en avant l objectif premier du sport qui est le plaisir
et l épanouissement personnel.
Le contrat
doit aborder
· La nécessité de s entraîner,
L information sur les effets de l entraînement,
Le suivi de l entraînement,
La mise en commun des informations et des moyens de l entraîneur
et de tous les autres intervenants,
L information sur les substances dopantes,
Une réflexion sur l épanouissement individuel.

SOURCES
Dr. Jean-Pierre de MONTENARD, DOPAGE, l'imposture des performances, "Mensonges
et vérités sur l'école de la triche", CHIRON,
2000.
Dr. Jean-Pierre de MONTENARD, DOPAGE aux Jeux Olympiques, "La triche
récompensée", AMPHORA, 1996.
Comité National Olympique et Sportive Français, Ministère
de la Jeunesse et des Sports, Prévention sportive et lutte contre
le dopage, Sport Net (mallette).
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